PRIX PATRICK COPPENS-ENTREVOUS

En 2019, c’est avec humour et générosité que Patrick Coppens a fait une donation à la Société littéraire de Laval – qu’il a cofondée en 1985 – afin de financer, pendant dix ans, un prix littéraire annuel récompensant l’auteur ou l’autrice de son texte préféré paru dans la revue d’arts littéraires Entrevous. Se déclarant seul membre du jury, il s’engage à relire à l’aveugle les trois numéros de l’année, pour arrêter son choix sur un texte, en s’accordant la liberté d’octroyer des mentions.

Le prix (diplôme et chèque de 200$) a été remis à Suzanne St-Hilaire, pour son texte Par le trou de la serrure de mon enfance, une prose poétique énumérative parue dans le numéro 13.
«Une tradition poétique vivifiée et un thème éternel, celui de l’enfance, ont inspiré à Suzanne St-Hilaire une poésie qui par son naturel, sa limpidité, sa fraicheur, font du lecteur un contemporain comblé, un heureux complice. Une remontée du temps sous forme de résurrection énumérative. Dans le manège enchanté de la mémoire, chacun peut s’attendrir, s’étourdir en toute jubilation et naïveté retrouvée.» Patrick Coppens

Une première mention (diplôme et chèque de 125$) a été remise à Monique Leclerc pour deux poèmes : Singulier patelin et Pèlerinage.
«L’art patient d’habiter le pays, au rythme des saisons, des humeurs, au pas du temps qu’on prend à se laisser surprendre et apprivoiser. Monique Leclerc montre – avec un don vif pour l’image et les rapprochements qui séduisent – que voir, c’est non seulement attendre ou participer, mais d’abord nommer avec une précision qui informe et nourrit le tendre émerveillement que la nature, ses visages, ses secrets, réserve à ses amant(e)s.» Patrick Coppens

Une deuxième mention (diplôme et chèque de 75$), a été remise à Domlebo, pour son poème Pure et dure.
«Sans recourir à l’anecdote, au ton journalistique du reportage, domlebo s’est glissé en douceur, au cœur de son sujet. Il a montré en quoi la vie quotidienne est à la fois contrainte, bouleversée et approfondie, anoblie, magnifiée, par la menace persistante du virus. La modernité apaisée de son écriture sert efficacement son propos.» Patrick Coppens

Le prix (diplôme et chèque de 200$) a été remis à Claudie Bellemare, pour son poème Désir paru dans le numéro 10.
«Identité fiévreuse, amours tumultueuses, passions disloquées. Dans sa poésie puissante et originale, Claudie Bellemare prend des risques et bouscule la syntaxe pour un surcroit d’intensité. Colère, confidence et mystère se relaient pour échanger des vérités parfois amères, souvent toniques, et la plainte se fait indéniable chant. Un premier prix plus que mérité.» Patrick Coppens

Une première mention (diplôme et chèque de 125$) a été remise à Monique Pagé, pour son poème Désarmés paru dans le numéro 11.
«Dans sa poésie sur le thème du temps qui érode, à la fois épreuve et ascèse, Monique Pagé a su conjuguer observation et réflexion, détachement et lucidité, gravité lumineuse et sagesse.» Patrick Coppens

Une seconde mention (diplôme et chèque de 75$), a été remise à Diane Landry, pour son poème Vent du Nord paru dans le numéro 10.
«Le texte de Diane Landry est une poésie simple et touchante, avec un brin d’humour, en prise directe sur le quotidien. C’est la Nature en ville, son importance affective, sa fragilité. Vent du Nord nous rappelle aussi, sans didactisme, l’urgence de mieux contrôler les changements climatiques.» Patrick Coppens